Luxure, vanité et mort

Pourquoi l’image de la jeune femme vaniteuse se mirant dans un miroir et accompagnée de la Mort, a-t-elle souvent servit de mise en garde contre le péché de luxure et le caractère éphémère de la vie ? Et pourquoi le corps féminin vieillissant est-il si souvent diabolisé ?

Rappelle-toi qu’à la fin on meurt tous !

Les images de jeunes et de vieilles femmes accompagnées de la mort sont issues de représentations qui sont nées à la fin de l’époque médiévale : les danses macabres. On les retrouve sur les murs de cimetières, de charniers, ou d’églises, le plus souvent peintes. Un ou plusieurs squelettes entament une ronde ou une procession avec trois représentants de la société : le paysan, le prélat et l’empereur. Ces scènes avaient pour but de rappeler que face à la mort, nous sommes tous égaux, qu’on va tous y passer !

Danse macabre, fresque, sur l’un des murs de l’ancienne abbatiale Saint-Robert de la Chaise-Dieu (Haute-Loire), détail, XVe siècle.

Dès le XVIIe siècle, un autre type de représentations liées à la mort arrive sur le devant de la scène (NB : on en trouve dès l’Antiquité) : il s’agit des « vanités ». Ce sont des natures mortes dans lesquelles chaque élément est sciemment choisi car il porte une symbolique qui lui est propre. Ces symboliques ont pour thème la mort, le caractère éphémère de la vie et de ses plaisirs.

Vanité avec violon et bille de verre, 1628, Pieter Claesz, huile sur toile, 60 x 100 cm, Germanisches Nationalmuseum, Nuremberg

Quelques exemples :
Le sablier, les montres, les fruits entamés ou qui pourrissent : le temps qui passe
Le crâne, la bougie consumée : la mort
La bulle de savon, les fleurs : la fragilité de la vie
Les bijoux, les pièces de monnaie : tes richesses ne vaudront plus rien après ta mort
Le miroir : ton physique non plus
Les livres, instruments scientifiques ou de musique : pas plus que tes connaissances !

Ta beauté ne vaut rien

Ces « memento mori » – rappels faits à l’homme qu’il est mortel et qu’il doit faire pénitence s’il veut s’assurer une place au Paradis – se retrouvent sous une nouvelle forme dès le XVIe siècle avec les représentations de jeunes femmes, accompagnées de la Mort…

Alors, pourquoi associer un jeune corps féminin à un corps décharné ? Car il y a une volonté de créer un fort contraste pour marquer les esprits. Un beau corps, en bonne santé, posant aux côtés d’un squelette ou d’un corps en décomposition n’est pas la représentation la plus ragoutante qui soit mais on comprend vite que la mort peut surgir à tout moment. Hans Baldung (1484-1545) ayant été prolifique sur cette thématique, j’ai choisi d’illustrer mon propos avec une sélection de ses oeuvres.

La Mort et la femme, Hans Baldung, 1518-20, tempera sur bois, 31 x 18,7cm, Kunstmuseum Basel

Dans cette oeuvre d’Hans Baldung, la jeune femme n’est clairement pas d’accord avec le fait que la Mort vienne la chercher. L’expression de dégoût est très marquée, tandis que le squelette, agrippant la tête et le buste, cherche à l’embrasser pour emporter son âme. La jeune femme, dénudée, cherche à recouvrir son corps du tissu blanc dans lequel ses jambes sont enveloppées, tissu qui se rapproche alors d’un funeste linceul. Son corps, parfaitement blanc et tout en rondeurs, entre pile poil dans les canons esthétiques de l’époque, rappelant ainsi que même la plus grande beauté ne vaut rien face à la mort. De même pour les deux tableaux ci-dessous, également d’Hans Baldung. Dans celui ci-dessous, la Mort désigne de sa main gauche la fosse qui attend de réceptionner le corps de la jeune femme, tout en maintenant cruellement les cheveux de cette dernière. Les yeux rougis de ses pleurs, les mains jointes, elle implore pour son propre Salut.

La Mort et la jeunesse, Hans Baldung, 1517, tempera sur bois, 30,3 X 14,7cm, Kunstmuseum Bâle
La Mort et la Jeunesse, Hans Baldung Grien, tempera sur bois, Museo Nazionale del Bargello, Florence

Le tableau ci-dessus nous montre le squelette de la Faucheuse qui surgit de la tombe promise à la jeune femme pour l’y entraîner, maintenant fermement son bras et brandissant un sablier qui symbolise le temps, notamment le peu qui lui reste à vivre. Le visage de la jeune femme qui, entre nous, paraît littéralement fondre, et sa posture, indiquent son désespoir et la résistance face à son funeste destin.

Les trois âges de la vie

Ta coquetterie te perdra !

Dès l’époque médiévale, l’idée d’être « puni par là où l’on a péché » est très présente. La luxure, la vanité ayant pour principal outil le corps, ce dernier se verra rappelé à sa mortalité, étant perméable aux maladies et à la vieillesse. Donc gare à toi si tu te reluques un peu trop dans ton miroir, La Faucheuse viendra te faire « couic » peut-être plus vite que tu ne le crois ! Et qui de mieux pour représenter la beauté vaniteuse, la luxure et les ravages du temps sur le corps ? LES FEMMES PARDI. C’est le cas avec cet autre tableau d’Hans Baldung (une vraie obsession chez lui les femmes, la mort, tout ça…) qui représente les « trois âges de la vie » : l’enfance, l’âge adulte et la vieillesse. Cette oeuvre agit elle aussi comme un « memento mori » mais en dénigrant une nouvelle fois la place des femmes dans la société…

Les Trois âges de la femme et la Mort, 1510, Hans Baldung, huile sur bois, 48 x 32,5cm, Musée d’Histoire de l’art de Vienne

En effet, la phase de l’âge adulte présente encore une jeune femme nue, l’entre-jambe à peine dissimulé par un voile transparent et dont l’apparence générale entre en parfaite adéquation avec les canons de beauté de l’époque. Les longs cheveux blonds et ondoyants qu’elle dégage coquettement de son visage, sont empreints de sensualité voire, de sexualité (on ne dénouait complètement ses cheveux que dans l’intimité !). La mine réjouie, elle contemple son reflet dans un miroir convexe, objet complexe dans sa fabrication, qui coûte donc bonbon. Et bien ma cocotte, t’as cru que ta beauté et ta richesse – les seules choses qui intéressent les femmes, c’est bien connu – allaient te sauver les fesses ? Que nenni, tu vas ensuite vieillir, te flétrir (si tu arrives jusque là !), devenir aussi laide et repoussante que ta version vieille représentée ici et PAF tu te retrouveras dans ta petite tombe ! Vous remarquerez que là encore, le personnage féminin s’oppose à sa funeste destinée, puisque sa version âgée tente d’un geste de la main, de repousser le sablier brandi par la mort au-dessus de la jeune femme. Malgré tout, elle y passera puisque le voile, partant du bébé, s’enroulant autour de l’âge adulte, pour être au final tenu par la Faucheuse, symbolise le cycle de la vie, inexorable et immuable.

La vieillesse : malédiction ou signe de sagesse et de maturité ?

Pour mieux comprendre les représentations peu flatteuses de femmes vieilles en peinture et leur rapport direct à la mort, il faut se rappeler que le lien entre le péché et la mort est très fort dans la religion judéo-chrétienne. Les vices transparaîtraient sur le physique et l’attitude du pécheur, en opposition au corps du saint et martyr, incorruptible et intact après sa mort. Le corps était perçu comme un vaisseau sensible, captant et absorbant le monde extérieur, dont les pires saloperies ! De même en ce qui concerne l’idée très répandue, que l’on était « puni par là où l’on avait péché ». Ainsi, les femmes, connues pour leur goût pour la luxure et la coquetterie, voyaient évidemment leur corps brutalement se dégrader avec l’âge, perdant ainsi leurs plus précieux pouvoirs : celui de séduire et celui d’enfanter.

Les Trois âges et la mort, 1510, Hans Baldung, huile sur toile, 151 x 61cm, Musée du Prado, Madrid

Ainsi, dans cet autre tableau de Baldung, la vieille femme, aux traits du visage durs, présente une poitrine dénudée dont les tétons sont allongés. Cela signifie que plus jeune, elle a allaité. À présent ménopausée, sa poitrine tombante et ratatinée, s’oppose aux petits et fermes seins de sa version plus jeune. Celle-ci nous dévoile par ailleurs un ventre rebondi qui évoque sa fertilité. La vieille tire vers elle le voile de la jeune femme avec un air pincé : serait-elle jalouse et envieuse de son ancienne condition ? C’est un comportement que l’on prêtait souvent aux vieilles femmes. Infertiles, ayant perdu leur beauté, elles jalouseraient en secret les plus jeunes, et comploteraient pour leur perte… Aaaah la bonne vieille image de la sorcière, on y vient ! Dans de nombreux écrits et oeuvres, les vieilles femmes sont souvent présentées dans le rôle d’entremetteuses au service d’un couple (en âge de procréer), comme pour vivre à travers eux ce qu’elles ont perdu (coucou l’Ancien Testament).

Sarah présentant Agar à Abraham couché, Stomer Matthias, début XVIIe siècle, huile sur toile, collection privée

À l’époque Moderne, l’absence de sang menstruel chez les vieilles femmes inquiétait. En effet, on pensait que l’écoulement durant les règles expulsait un poison contenu par le corps des femmes (OUI TOUT À FAIT). Du coup, à la ménopause, comme il n’y avait plus d’écoulement, la femme gardait le poison en elle, ce qui devait très probablement corrompre son âme et son corps…

L’Avarice, Albrecht Dürer, 1507, huile sur bois, 32 x 29 cm, Musée d’Histoire de l’Art de Vienne

Ce tableau d’Albrecht Dürer illustre parfaitement cette idée du vice qui corrompt le corps. Le sac de pièces d’or, fermement tenu par la vieille femme, symbolise l’avarice. Elle a bien économisé cette radine mais voyez comment elle est devenue laide ! En plus son air de benêt nous montre bien qu’elle ne s’est rendue compte de rien, obsédée par son pécule ! En vrai, je plaisante, mais quand je le regarde, ce tableau me fait de la peine, tant il est cruel…

Pour que vous compreniez pourquoi je soulève le problème de la façon dont les vieilles femmes sont représentées dans l’art, et notamment dans les allégories des « Trois âges de la vie », comparons cette thématique du côté des mâââles ! La grande majorité des peintures représentant les trois phases de la vie du sexe masculin, présente ce dernier de la façon la plus avantageuse. En effet, alors que les femmes sont réduites à leur physique et à leur fertilité/infertilité, les hommes âgés incarnent quant à eux la maturité et la sagesse, ne dévoilant pas leur corps (pourtant tout aussi décrépi !). C’est le cas avec ce tableau de Giorgione où l’âge adulte (à droite) semble instruire le jeune âge qui tient entre ses mains une feuille de papier. Le vieil homme, bien vêtu jusqu’au cou avec son manteau molletonné, nous regarde. Serait-ce pour nous dire « Et ouais les cocos, je suis en fin de vie et c’est ce qui nous attend tous in fine  » ?

Les Trois Âges de l’homme, Giorgione, 1500-01, huile sur panneau de bois, 78 x 62cm, Palazzo Pitti, Florence

En tout cas, aucun des trois n’est à poil et point de torse flasque exposé ! De même avec cet autre tableau de Giorgione :

Trois Philosophes, 1509, Giorgione, huile sur toile, KunsthistorischesMuseum, Vienne

Là messieurs dames nous atteignons le pompon puisque les trois âges du sexe masculin sont carrément incarnés par… des philosophes ! Le jeune âge (à gauche) incarne la Nature, l’âge adulte au centre, le philosophe Averroès, et la vieillesse le philosophe Aristote. Nous sommes donc à l’opposé de la bestialité et du désordre généralement associés aux femmes… Les trois âges de l’homme est une thématique en art qui connaît un essor dès la Renaissance dans les milieux intellectuels. Elle avait été « codifiée » aux Moyen âge par des mystiques qui l’avaient associée à la Sainte Trinité. « Le Père », « le Fils » et « Le Saint-Esprit ». Et je vous rappelle que la mortalité, le vieillissement c’est la faute de qui ? D’Ève bien sûr, après qu’elle ait croqué la pomme et ainsi fichu en l’air sa petite vie (et celle d’Adam au passage) tranquille d’immortelle au Paradis !

Les Trois Âges de l’homme, Anthony van Dyck, 1625, huile sur toile, Museo Civico Palazzo Chiericati, Vicenza, Italia

Aussi, les hommes vieux assurent leur descendance en léguant leur héritage, tels de bon patriarches. Alors que les vieilles femmes se retrouvent sans statut. Elles ne peuvent plus enfanter, leurs enfants sont partis (ou morts) et elles ne doivent plus avoir de rapports sexuels. Car ces derniers doivent être motivés par un seul but, celui de procréer bon sang de bonsoir !
À l’époque médiévale la sorcière était imaginée sous les traits d’une jeune femme séduisante, mais dès le XVIe siècle elle prend les traits d’une vieille femme. Plus vraiment femme, pas vraiment homme, la vieille femme devient une sorte d’être hybride dont on doit se méfier. N’ayant « plus rien à perdre » elle apparaît telle une bombe à retardement. Sa sexualité est imaginée débordante et si elle devait tomber tardivement enceinte, cela serait associé à de la sorcellerie, la bougresse ayant probablement copulé avec le Diable !

Allégorie de la vanité, a vieille coquette, vers 1637, Bernardo Strozzi, huile sur toile, 135 x 109 cm, Musée Pouchkine, Moscou

Ce tableau de Bernardo Strozzi nous montre une femme âgée qui semble être persuadée d’avoir conservée son physique de jeune fille. Le peintre la tourne en ridicule en laissant déborder ses seins du corsage (dont un téton qui se fait la malle !), avec un paquet de fanfreluches dans son chignon, tenant une rose, telle une jeune fille en fleur. Elle est fin prête à pé-cho du jeune homme, planquez-vous !

Ce n’est qu’à partir du XVIIIe siècle avec l’essor de la médecine et de l’hygiène que les représentations de la maladie et de la mort qui punissent le pécheur, commencent à disparaître. C’est le cas avec cette oeuvre de Goya qui est une caricature et non pas un avertissement religieux.

Les Vieilles, v.1810, Francisco Goya, huile sur toile, 181 x 125cm, Palais des Beaux-Arts de Lille

Comme dans le précédent tableau, les deux vieilles femmes sont tournées en ridicule, paraissant davantage déguisées que « dignement vêtues ». Leurs visages respectifs sentent déjà la mort (celle de gauche a tout de même son nez qui se creuse tel celui d’un squelette) mais elles se mirent avec avidité dans le miroir que l’une d’elle tient. Au dos de ce dernier, l’inscription Que tal ? (« Comment ça va ? ») donne un effet comique à la scène qui est renforcé par le balais brandi par la figure du Temps qui normalement devrait tenir une faux. Les deux vieilles sont réduites à un statut de poussières, bonnes qu’à être balayées de cette Terre…

Ainsi, la trajectoire toute tracée de la femme séductrice-fertile puis ménopausée/inutile continue sa route… C’est également le cas avec ce tableau de Gustav Klimt représentant les trois âges de la femme.

Les Trois Âges de la femme, Gustav Klimt, 1905, huile sur toile, 180 x 180cm, Galerie nationale d’art moderne et contemporain, Rome

La jeune femme est belle et désirable, tenant tendrement son enfant (le fruit de sa fertilité, Alleluia !) dans ses bras. En revanche son « moi du futur », vieille, est complètement décharnée, comme cabossée. Sa main dissimulant son visage connote son désespoir voire sa honte, privée de la capacité d’enfanter, de sa beauté et de sa sexualité… Il faut savoir que chez Klimt, il y a une véritable obsession envers le sexe féminin, notamment la figure de la femme fatale, séductrice, auprès de laquelle l’homme court à sa perte. Rien d’étonnant alors dans sa version des trois âges de la vie féminine…

Edvard Munch, tout aussi friand de la thématique de la femme fatale, nous offre également une composition sur les trois âges de la femme :

Les trois âges de la femme, Edvard Munch, 1894

À gauche, la jeune fille, pure, en robe blanche, ses longs cheveux dénoués et tenant une couronne de fleurs symbolisant sa jeunesse et son innocence. Adulte, (au milieu), les jambes écartées et les mains derrière sa nuque, elle expose fièrement et de façon provocante sa nudité. Elle est en pleine maturité sexuelle et son appétit est grand. Son sourire en coin est aguicheur et sa rousseur renforce son statut de séductrice. Sur la droite, les deux figures symbolisent sa vieillesse. Recluses dans l’ombre et vêtues de noir, elles s’effacent du chemin de la Vie (sur lequel se tient la jeune fille) pour entrer dans les ténèbres de la mort…

De nos jours, l’image de la vieille femme inquiétante perdure toujours, sous d’autres formes (même si la mamie-gâteaux a très bonne presse !). Péjorativement désignées comme des « cougars », les femmes d’un certain âge qui ont encore une vie sexuelle, notamment avec des hommes plus jeunes, sont régulièrement moquées. « Périmées » elles devraient se contenter d’élever leurs petits enfants, ou bien de rester dans leur coin, sans se faire remarquer (et ne pas voler nos jeunes étalons reproducteurs !). Quid des hommes âgés et de leurs conquêtes parfois plus jeunes qu’eux de dizaines d’années ? Dans le monde du showbiz, c’est pourtant une norme, je m’abstiendrai d’en faire une liste ici. Aussi, l’image de la vieille femme folle, possédée et/ou sorcière sur les bords, perdure notamment dans les films d’horreur, participant à alimenter l’imaginaire collectif au sujet des personnes âgées de sexe féminin.

Capture d’écran de la série horrifique « Marianne » de Samuel Bodin, Netflix, 2019

Pour terminer sur une note plus légère, voici tout d’abord un tableau de Lucas Cranach, représentant une femme âgée qui s’autorise à passer du bon temps puisqu’elle rémunère un beau gosse dans le but de coucher avec lui !

Le couple mal assorti : Jeune homme et vieille femme, Lucas Cranach l’Ancien, vers 1520, huile et tempera sur bois, 37,5 x 31 cm, Musée des Beaux-Arts de Budapest

Et voici le lien vers le compte Instagram d’une dame de 91 ans, « Baddie Winkle », très populaire, car elle fait un énorme pied de nez à ce que notre société attend des femmes âgées : elle s’habille coloré, se maquille, fume de la marijuana et… s’amuse ! NB : dans sa bio elle mentionne « Stealing ur man since 1928 » (« je vole vos mecs depuis 1928 »).
Son Instagram : https://www.instagram.com/baddiewinkle/

Baddie Winkle, « Livin’ my best life », juillet 2018

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Sources

  • Battistini Matilde, Impellusio Lucia, Le livre d’or des symboles, Hazan, 2012
  • Botelho Lynn, Les trois âges et la mort du peintre Hans Baldung, dans Âge et sexualité, revue Clio, Belin,
  • Carol Ann, Pour une histoire du corps. Péchés, maladie, mort, Rives nords-méditerranéennes, Paris, 2015
  • Chollet Mona, Sorcières, la puissance invaincues des femmes, Zones, 2018
  • Cornette Joël, Duby Georges, Mérot Alain, Le XVIIe siècle, collection histoire artistique de l’Europe, Seuil, 1999, Paris
  • Hagen Rainer et Hagen Rose Marie, Les dessous des chefs-d’oeuvre, Taschen, 2016, Paris
  • Schuster-Cordone Caroline, Le crépuscule du corps – images de la vieillesse féminine, Infolio, 2009
  • Vovelle Michel, Le problème de la vieillesse pour un historien de la mort, dans Vieillir à la croisée des regards, Cliniques méditerranéennes, Eres, 2019

5 réponses sur « Luxure, vanité et mort »

  1. pgdubois

    Bel article, à méditer encore et encore ! merci !

    Recours fort pertinent au peintre Hans Baldung. Chroniques et photos d’Histoires d’Universités sur l’exposition de Karlsruhe https://histoiresduniversites.wordpress.com/?s=baldung

    Une vanité que vous ne connaissez peut-être pas… Musée Georges de La Tour à Vic-sur-Seille. Meffrein Comte (1597-1657) (attribué à) in diaporama https://histoiresduniversites.wordpress.com/2020/10/05/musee-g-de-la-tour-oeuvres-du-18eme/

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  2. Gier

    Bonsoir !

    Super article, voilà une thématique que je n’avais jamais exploré et que vous traitez richement et de manière fort plaisante, comme à l’accoutumée.
    Il reste à méditer sur tout ça, la vie, la mort, la beauté, l’éphémère.
    Il y a une certaine logique cependant. Dans la mesure ou le corps féminin est devenu le modèle de la beauté (on enferme même les femmes là-dedans), il est logique qu’il devienne aussi la référence de la volatilité de la beauté et de son aspect éphémère…. Du coup, c’est double peine pour les femmes 😒.

    Merci et bonne soirée .

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  3. unchateaudansle93

    Très intéressant ! Merci beaucoup.
    Ceci dit, dans l’iconographie chrétienne, les personnages âgées femmes n’ont pas cette connotation sulfureuse (prophétesse Anne, associée à Syméon et Anne la mère de la Vierge, toutes deux figures de sagesse. )

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